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Perturbateurs endocriniens, pesticides, PFAS, nanoparticules, radiofréquences… : depuis 20 ans, le Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail (PNR EST) finance des recherches dont les résultats alimentent directement les expertises sanitaires et les politiques publiques. 738 projets ont été soutenus, y compris dans des domaines émergents ou encore peu explorés, contribuant à mieux comprendre les effets de l’environnement et du travail sur la santé humaine, animale et sur les écosystèmes. Face aux enjeux actuels, la pérennisation de ce financement est fondamentale.
Le principal financeur de la recherche en santé-travail en France
Le Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail a vu le jour en 2006. Dès l’origine, son objectif était de financer des recherches exploitables pour l’expertise scientifique et l’action publique dans les domaines de la sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.
Le PNR EST attire chaque année un grand nombre de candidats et finance 30 à 40 projets par an, avec un budget annuel entre 6 et 7 millions d’euros. Au cours de ces 20 ans, près de 1 000 équipes de recherche distinctes ont été impliquées.
Son attractivité vient en grande partie de la spécificité des recherches en santé-environnement et santé-travail, parfois peu soutenues par ailleurs et qui nécessitent de fédérer des chercheurs de disciplines différentes autour de problématiques communes. Ces recherches viennent combler des manques de données clés pour l’évaluation des risques sanitaires.
Le programme a notamment contribué à constituer une communauté scientifique mobilisée autour de thématiques comme les agents physiques (nuisances sonores, rayonnements non ionisants ou pollution lumineuse) ou la santé au travail. Le PNR EST est aujourd’hui le principal financeur de la recherche en santé-travail en France.
Des données indispensables pour appuyer les politiques publiques
Le PNR EST joue un rôle important dans la production d’expertises scientifiques. Tout d’abord par les résultats des recherches financées : ainsi, 10 % des publications scientifiques issues de projets soutenus par le PNR EST sont citées dans les expertises de l’Anses. Certaines publications sont également reprises dans des expertises d’autres institutions ou citées dans des politiques publiques à l’international.
D’autre part, il soutient la communauté scientifique en lui permettant de se structurer et de se mobiliser. Il sensibilise les scientifiques aux besoins de connaissances pour l’évaluation des risques sanitaires et beaucoup de chercheurs impliqués dans le PNR EST rejoignent d’ailleurs les collectifs d’experts de l’Anses.
SOURCE : ANSES.FR
20 ans du PNR EST : un financement de la recherche à poursuivre | ANSES.FR