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Les premiers résultats de la troisième Etude de l’alimentation totale (EAT3) sont disponibles. L’EAT 3 permet à l’Anses de dresser un bilan actualisé des concentrations des contaminants chimiques dans l’alimentation et des niveaux d’exposition de la population générale. Cette nouvelle étude cible plus de 250 substances et ses résultats seront publiés progressivement par groupes de substances. Ce premier volet dévoile les résultats pour l’acrylamide et plusieurs éléments traces métalliques : l’argent, le cadmium, le plomb, l’aluminium et le mercure. On fait le point sur les principaux résultats avec Morgane Champion et Véronique Sirot, coordinatrices de l’EAT 3.
Quels sont les éléments traces métalliques et pourquoi les retrouve-t-on dans nos aliments ?
Morgane Champion : On trouve de nombreux éléments traces métalliques (ETM), dont certains sont plus connus sous le nom de « métaux lourds », dans notre alimentation : le cadmium, le plomb, le mercure, le nickel, etc.
Pourquoi ? D’abord parce qu’ils sont naturellement présents dans l’environnement. Par exemple, le cadmium se trouve dans les sols et pénètre facilement dans les végétaux par leurs racines. Mais aussi parce que les activités humaines – agriculture, industries, trafic routier…- utilisent ou produisent des ETM qui se retrouvent ensuite dans les sols, l’eau ou l’air.
Dans ce premier volet d’EAT 3, nous avons étudié cinq ETM – l’argent, le cadmium, le plomb, l’aluminium et le mercure – ainsi que sur l’acrylamide. Les résultats de notre exposition alimentaire à d’autres ETM comme le cobalt ou le nickel viendront dans un second temps.
SOURCE : ANSES.FR
Acrylamide et éléments traces métalliques dans l’alimentation : une exposition toujours préoccupante – ANSES