Temps de lecture de l’article complet : 5 minutes.

Les chiffres justifient l’urgence d’agir. Aujourd’hui, 135 euros de nourriture encore consommable sont jetés par chaque Français chaque année. Au total, 3,8 millions de tonnes de produits partent à la poubelle annuellement. Le gaspillage alimentaire représente 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. « La France occupe une place à part dans cette lutte pour mieux produire et mieux consommer », souligne le document de présentation. Avec la loi de 2016, elle a « essaimé partout sur son territoire un écosystème d’acteurs engagés : une vraie ‘culture anti-gaspi’ irrigue désormais toute la chaîne alimentaire. »

De nouvelles obligations pour entreprises et consommateurs

L’Agenda 2030 s’articule autour de cinq grands axes : renforcer et coordonner la lutte aux niveaux national et territorial, mesurer pour agir efficacement, responsabiliser les entreprises et organisations, accompagner les consommateurs, et favoriser le don. Parmi les 55 propositions, plusieurs mesures phares se détachent. L’Agenda préconise la création d’une « Semaine annuelle contre le gaspillage alimentaire », avec mobilisation de l’ensemble des acteurs et développement d’actions sur les lieux de vente. Les établissements scolaires auraient un « volet spécifique » avec un défi annuel sur la durée et des ateliers lors de la semaine dédiée.
Par ailleurs, le document propose d’encourager l’apposition sur les emballages d’une mention complémentaire après la date de durabilité minimale (DDM), indiquant que le produit reste consommable après la date indiquée. Depuis 2022, la réglementation autorise déjà les industriels à apposer une telle mention. Les fiches de postes des décisionnaires et opérationnels devraient intégrer la contribution à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Cette intégration serait « volontaire, applicable au public comme au privé et centrée sur les responsabilités professionnelles effectives. »
Autre point abordé par l’Agenda : mieux informer sur le label national anti-gaspillage alimentaire auprès des professionnels et du grand public, et à faciliter son accès entre autres par un allégement de la charge financière. Il préconise également de renforcer l’information et d’optimiser les contrôles sur les obligations existantes issues de la loi de 2016, des lois Egalim, AGEC et de l’ensemble des décrets et ordonnances ayant un effet sur le gaspillage. A noter aussi, la proposition de création d’une plateforme numérique de la lutte contre le gaspillage alimentaire afin de centraliser l’information et identifier les acteurs et bonnes pratiques.

SOURCE : ZEPROS.FR
Gaspillage alimentaire : les cantines au cœur de 55 propositions – RESTO-ZEPROS.FR