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Depuis un an, l’Anses coordonne le Green Data for Health (GD4H) qui a pour objectif d’améliorer la compréhension de l’impact des facteurs environnementaux sur la santé. Où en est le dispositif aujourd’hui et en quoi il est stratégique pour répondre aux enjeux de l’exploitation des données en santé-environnement et, plus globalement, des données One Health ? Retour sur les avancées et perspectives du GD4H avec Pierre Breton, son directeur au sein de l’Anses.
Un an après la reprise du Green Data for Health par l’Anses, où en êtes-vous ?
Le premier point important, c’est que le Green Data for Health ne partait pas de zéro. Annoncé par le 4ème plan national santé-environnement, ce dispositif a été initié par l’Ecolab du Commissariat général au développement durable (CGDD). Celui-ci a joué un rôle déterminant en posant les premières bases dès 2020 et en fédérant un premier cercle de partenaires autour de cette intuition forte : mieux croiser les données environnementales et sanitaires. L’accompagnement du CGDD dans la phase de transfert vers l’Anses a permis d’assurer une vraie continuité et de monter rapidement en puissance.
L’Agence était impliquée dans le projet depuis son lancement en tant que partenaire, ce qui a permis une transition fluide quand la coordination du GD4H lui a été confiée le 2 avril 2025 lors de la signature de la convention de coopération. Un an après, la greffe a clairement pris. Nous sommes passés d’une initiative encore exploratoire à un dispositif structuré qui réunit aujourd’hui 18 partenaires nationaux, avec une gouvernance interministérielle en place et une communauté de plusieurs centaines d’acteurs issus du monde de la recherche, des institutions publiques nationales, des collectivités territoriales et de l’associatif.
En parallèle, le GD4H est devenu un véritable projet d’agence. Les équipes de l’Anses se sont fortement mobilisées, que ce soit dans les fonctions supports, dans l’accompagnement des projets de recherche, dans la construction de cas d’usage ou des exemples de réutilisation de la donnée pour mettre en évidence des corrélations ou des liens entre santé et environnement.
Enfin, nous avons beaucoup investi dans la structuration d’une communauté de contributeurs, utilisateurs et soutiens. Nous avons pu présenter le GD4H lors de grands rendez-vous comme le Salon des maires ou le Salon de l’agriculture, organiser un premier webinaire à l’automne sur l’utilisation des données en santé environnement dans les territoires, puis un autre dédié à la préparation du Sommet One Health début mars. Tout cela participe à faire émerger progressivement une véritable communauté de la donnée en santé-environnement.
SOURCE : ANSES.FR
Green Data for Health : les ambitions de l’Anses sur l’exploitation des données en santé environnement | ANSES.FR