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Avec 11,5 Md€ de chiffre d’affaires et une croissance de 2,5 % par an attendue jusqu’en 2030, la restauration collective concédée semble solide. Mais les chiffres masquent des tensions profondes, alerte une étude Xerfi.

Budgets publics contraints, coûts réglementaires en hausse, pénurie de main-d’œuvre et stagnation du nombre de convives (+0,5 % par an) : les sociétés de restauration collective (SRC) naviguent en eaux troubles. Dans un contexte de marges historiquement faibles, l’équation devient chaque jour plus complexe. « Les collectivités resserrent leurs dépenses, limitent les hausses de prix et retardent les investissements dans les cuisines scolaires ou hospitalières », constate Delphine David, du cabinet Xerfi. Pendant ce temps, les lois Egalim, AGEC et Climat & Résilience imposent davantage de produits durables, de transparence et de lutte contre le gaspillage, renchérissant les approvisionnements.
Côté recrutement, la tension reste vive. Près de 275 000 postes étaient attendus en 2025 dans le secteur de la restauration. 

200 000 nouveaux seniors dépendants d’ici 2030

Certaines initiatives portent leurs fruits. La restauration scolaire reculera mécaniquement avec la baisse de la natalité. La restauration d’entreprise peine à retrouver ses flux d’avant-crise, victime du télétravail et de la concurrence des boulangeries, de la grande distribution ou des cantines digitales. À l’inverse, le médico-social progresse : 200 000 nouveaux seniors dépendants d’ici 2030 dopent les EHPAD, résidences autonomie et le portage de repas à domicile.
Face à ces mutations, les SRC réagissent.  Elles déploient des espaces modulaires inspirés des coffee shops, multiplient les formats hybrides. Et l’intelligence artificielle s’impose comme un levier stratégique.

SOURCE : ZEPROS.FR
Restauration collective : la pression monte – ZEPROS.FR