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Qu’il s’agisse de détecter plus rapidement les agents pathogènes, d’accompagner la vaccination dans les élevages ou d’élaborer des tests pour mesurer la multiplication des bactéries dans les aliments, les travaux menés à l’Anses participent à un même objectif : mieux protéger les consommateurs des toxi-infections alimentaires. À l’occasion de la journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, découvrez ces avancées qui illustrent la capacité de la recherche à trouver des solutions concrètes aux fardeaux sanitaires pour mieux maîtriser les risques tout au long de la chaîne alimentaire.
La spectroscopie Raman couplée au marquage isotopique : une révolution pour les diagnostics microbiologiques
A l’heure actuelle, deux méthodes existent pour identifier une bactérie pathogène dans un aliment. Chacune présente des limites : les milieux de culture gélosés nécessitent plusieurs jours pour obtenir un résultat, tandis que les méthodes PCR sont rapides mais parfois peu sensibles lorsque les bactéries sont présentes en très faible quantité.
Pour répondre à ces limites, le laboratoire développe, en partenariat avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), une approche innovante basée sur la microspectroscopie Raman couplée au marquage isotopique. Concrètement, l’échantillon alimentaire ou environnemental est préparé afin d’analyser les cellules bactériennes à l’échelle individuelle, sans étape de culture préalable. Les cellules sont ensuite observées au microscope et interrogées à l’aide d’un laser. L’interaction entre le laser et les molécules présentes dans la cellule produit une signature spectrale spécifique, véritable « empreinte chimique » pouvant permettre d’identifier l’espèce bactérienne présente dans l’échantillon. Cette technologie présente plusieurs avantages majeurs. Elle permet notamment de détecter des bactéries pathogènes sans avoir besoin de les cultiver au préalable, y compris lorsqu’elles sont présentes en très faible quantité. Elle peut aussi les distinguer d’autres bactéries présentes dans l’échantillon et déterminer si elles sont vivantes, dormantes ou mortes, ce que les méthodes conventionnelles permettent difficilement. La spectroscopie Raman couplée au marquage isotopique offre ainsi une approche à la fois rapide et fiable, réduisant le risque de faux positifs et de faux négatifs.
SOURCE : ANSES.FR
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